Dekel Mikhal, Les enfants de Téhéran – Comment mon père et 250 000 Juifs polonais ont survécu à la Shoah, traduit de l’anglais (États-Unis) par Christophe Jaquet, Paris, Éditions Philippe Rey, 2025
Texte intégral
- 1 On pourra, en complément de cette note de lecture, lire l’interview que Mikhal Dekel no (...)
1Dans son ouvrage, Mikhal Dekel nous emmène dans une vaste odyssée1 : celle de son père, Hannan Teitel, petit Juif de Pologne qui, après l’invasion de la Pologne par l’armée allemande, fuit avec sa famille vers l’Union Soviétique pour être déporté par les bolcheviques comme travailleur forcé dans la région d’Arkhangelsk, dans l’extrême nord de la Russie, puis vers la république soviétique d’Asie centrale, l’Ouzbékistan, et atteindre Téhéran, et enfin la Palestine sous mandat britannique. L’ouvrage s’ouvre opportunément sur une carte qui permet de s’orienter dans ce singulier périple retraçant une histoire encore peu racontée, comme le souligne Mikhal Dekel dès son propos introductif : « l’histoire de celles et ceux qui ont fui les nazis en Union Soviétique et au Moyen-Orient n’a pas encore été rangée dans la catégorie de l’“histoire de la Shoah” » (p. 22) – alors que les chiffres pourraient parler d’eux-mêmes : la communauté juive vivant en Pologne avant la guerre est la plus importante d’Europe avec près de 3,5 millions d’âmes, soit 9,5 % de la population de la Pologne d’alors (p. 52) – or sur les 350 000 Juifs polonais en vie après la guerre, 250 000 ont connu le sort de Hannan Teitel. Et pourtant : ce que Mikhal Dekel dépeint, c’est un passé « qui n’est pas commémoré, n’est pas enseigné, n’est présent dans aucun musée de la Shoah » (p. 399).
2Les enfants de Téhéran est articulé en neuf chapitres après une introduction qui aborde les deux éléments capitaux qui vont construire le propos de Mikhal Dekel. Tout d’abord le trajet de la fuite, trajet que la chercheuse effectue en partie pendant ses recherches : « J’ai retracé sa route dans les villes frontalières d’URSS et sa déportation dans une “colonie spéciale” de Sibérie, puis en Ouzbékistan, d’où, comme je l’ai découvert, il avait pris la mer pour l’Iran, puis pour l’Inde, avant de terminer son voyage dans la Palestine mandataire où il était arrivé le 19 février 1943 en compagnie de sa sœur et de sa cousine » (p. 21) ; en second lieu, « une histoire de réfugiés qui avait laissé si peu de traces » (p. 21) et n’était pas intégrée aux recherches sur l’extermination des Juifs d’Europe par les nazis. Alors que le premier chapitre annonce, dès son titre (« Nous avons tous le sentiment de renaître une seconde fois »), la délivrance avec l’arrivée en Iran, les titres des chapitres suivent la fuite jusqu’en Palestine. Le deuxième chapitre revient sur la famille Teitel et son enracinement à Ostrów Mazowiecka, petite ville située au nord-est de la Pologne, comptant quelque 8 000 habitants dont 75 % étaient juifs au tournant du XXe siècle. Arrivé à la fin du XVIIIe siècle, Michel Teitel (1771-1845) est le premier membre de la famille dont le nom est inscrit dans les registres municipaux d’Ostrów. Avec la « Teitel Broca », la brasserie familiale, les Teitel deviennent l’une « des trois familles les plus prospères et les plus respectées d’Ostrów » (p. 52). Le troisième chapitre s’attache à la fuite hors de la Pologne envahie par l’armée allemande à partir du 1er septembre 1939 : la famille Teitel se rend à Siemiatyczek où vit la grand-mère et une partie de la famille maternelle ; cette ville de Pologne tombe aux mains des Soviétiques le 17 septembre. La fuite se poursuit vers Kovel plus au sud-ouest. Alors que les Teitel, après mûre réflexion, décident de revenir à Ostrów et font une demande de rapatriement, ils se voient embarqués dans la nuit du 7 juillet 1940 par le NKVD dans des wagons à bestiaux (des « vaches rouges ») « vers l’Est, pour une destination inconnue, à un jour ou à un mois de voyage » (p. 88) dans des conditions terribles – et arrivent quinze jours plus tard dans une « colonie spéciale », le Posiolek Ostrówsky, un camp certes « ni clos par des barbelés ni surveillé par des gardes ; mais en réalité, s’ils s’évadaient, ils n’avaient nulle part où aller » (p. 95). Les déportés sont contraints de travailler dans la forêt attenante à abattre du bois, durant des journées harassantes de huit heures et 7 jours sur 7 avec une ration alimentaire de 800 grammes de pain pour les travailleurs, 400 grammes pour les enfants. Mikhal Dekel souligne qu’il existe peu de données fiables concernant le nombre de morts dans ces « colonies spéciales », les historiens parlent pour certains d’un quart des travailleurs forcés (p. 117).
3Avec l’invasion de l’URSS par la Wehrmacht, en juin 1941, l’URSS et la Pologne signent un traité stipulant que les détenus qui possédaient en septembre 1937 la citoyenneté polonaise seraient libérés – ce qui fut le cas des Teitel qui, en septembre 1941, quittaient Ostrówsky dans une longue colonne de réfugiés, en direction de l’Asie centrale. Au même moment, l’URSS organisait d’immenses déplacements de population de l’intérieur, notamment des intellectuels (comme Anna Akhmatova, Boris Pasternak, Nadejda Mandelstam), des artistes, des scientifiques, des industriels, des ouvriers. Mikhal Dekel donne le chiffre saisissant de « près de 16,5 millions de citoyens […] évacués dans l’hinterland soviétique entre le printemps 1941 et l’automne 1942 » (p. 138) – une opération politique pour « garder le contrôle de l’espace soviétique » (p. 138 – M. Dekel cite ici l’historienne Rebecca Manley). Mais « ce qui avait été pensé comme un transfert organisé […] tourna à l’exode sauvage et incontrôlé de millions de personnes » (p. 144). Mikhal Dekel relève :
J’avais d’abord imaginé que l’histoire de mon père était unique, puis j’avais cru qu’elle avait été celle de centaines de milliers de réfugiés polonais. Or l’histoire de sa migration en Asie centrale avait été celle de millions de gens, et s’était inscrite dans le plus grand transfert de population de l’histoire soviétique. (p. 139)
4Les Teitel prirent six semaines pour couvrir, dans un immense chaos, les 4 000 kilomètres qui les séparaient du kolkhoze Oktoyber au Kazakhstan. Dans un texte-témoignage (voir plus bas), le jeune Hannan raconte ce qu’ils découvrent en arrivant :
[…] tout le monde ici avait faim [et] marchait pieds nus. […] Les Ouzbeks nous ont demandé pourquoi nous étions venus ici. […] Nous vivions dans une cabane en terre, sans porte ni fenêtre. Pas de four, pas de lit, pas de table, juste une marmite dont la fumée remplissait la cabane et sortait par un trou dans le mur. (p. 155)
5Au bout de quinze jours, les Teitel fuient le kolkhoze Oktoyber, prennent un train pour Arys puis Samarcande, deuxième ville d’Ouzbékistan alors submergée de réfugiés. Mikhal Dekel rappelle qu’en 1939, cette république socialiste soviétique comptait quelque 50 000 Juifs – des Sépharades de Boukhara pour l’essentiel – pour 6,5 millions d’habitants et que, pendant la guerre, près d’un million de Juifs ashkénazes s’y réfugièrent. Arrivée à Samarcande, la famille Teitel contracte le typhus et est soignée à l’hôpital. Les parents décident ensuite de placer Hannan, sa sœur Regina/Rivka et leur cousine Emma/Noemi dans un foyer pour enfants afin d’assurer leur survie. Dans ses échanges avec Mikhal Dekel, sa tante Regina reste ferme : « Mes parents voulaient nous sauver. Ils ont fait ce qu’il fallait faire » (p. 262). En août 1942, les trois enfants sont évacués seuls pour Krasnovodsk où ils embarquent sur un croiseur soviétique pour Bandar Pahlavi où un camp de tentes les attend. Puis ils sont transportés en bus ou en camion militaire vers Téhéran. Là, six camps sont installés, dans l’un des camps un « orphelinat juif » est mis en place, un « Comité de Téhéran pour les réfugiés juifs » est réuni et les Juifs persans s’investissent dans le secours aux réfugiés, notamment par des dons de denrées, de fournitures, de vêtements et également financiers – un rapport du Joint datant de fin 1942 estime que ces dons étaient « plus importants […] que [ceux du] Joint et [de] l’Agence juive réunis » (p. 310). Dans un texte intitulé « Roch Hachana 1942, en Perse », le rabbin Hirschberg évoque le sentiment de liberté ressenti à Téhéran :
C’est le sentiment particulier qu’éprouve un homme après une interruption de deux ans et trois mois quand il va prier publiquement dans une synagogue communale où il y a une arche et un rouleau de la Torah. Seul un converso espagnol pourrait le comprendre. Cela fait vingt-sept mois que je n’ai pas entendu lire la Torah, et des mois que la prière en public est un crime contre les lois du pays. Et ici, un homme marche la tête haute, un tallit sous le bras, dans une ville affairée, au milieu d’une foule de gens en habit de fête, pour se rendre à la synagogue dans le quartier riche.
6Pourtant, les conditions de vie des enfants restent très difficiles, la faim perdure alors que Mikhal Dekel constate que « les conditions de vie dans les camps polonais, en particulier à Ispahan, étaient bien meilleures que dans l’orphelinat juif » (p. 287) : les Polonais chrétiens discriminent les Juifs polonais sur la nourriture, les couvertures, les pulls, des produits sont détournés, des enfants polonais portent « des vêtements de marques hébraïques qui avaient été envoyés depuis la Palestine pour les réfugiés juifs » (p. 322). D’ailleurs, une fois les enfants partis pour la Palestine, les bazars de Téhéran et d’Ispahan se couvrent de vêtements chauds.
7Vient alors la dernière étape, la route pour la Palestine. L’Irak refusant le passage par son territoire, les 48 heures de route se transformèrent en un mois et demi de navigation. Les enfants sont accueillis dans le camp d’internement d’Atlit, centre de détention britannique pour immigrés illégaux, que Mikhal Dekel visita à plusieurs reprises avec son père sans que celui-ci n’évoque son propre internement. Les trois enfants, Hannan, Regina, Emma, restent trois jours à Atlit avant d’être confiés au service Aliyah Jeunesse de l’Agence juive et être placés dans une grande maison à Jérusalem, à Beït Ha’Halloutzim, la « Maison des Pionniers ». Avec la fin de la guerre, l’espoir que la famille se regroupe est grand. En 1945, les parents Zindel et Ruchela sont libérés et peuvent enfin quitter l’Ouzbékistan où ils étaient restés. Rentrés en Pologne, ils en repartent très vite pour l’Autriche et le camp de Displaced Persons à Ebensee – où ils sont immobilisés quatre longues années car malgré les demandes réitérées de leurs deux enfants Hannan et Regina auprès du gouvernement britannique et de l’Agence juive, ils ne sont pas autorisés à rejoindre la Palestine mandataire. Le 5 avril 1949, Zindel Teitel décède dans un sanatorium pour tuberculeux près de Munich : le même jour, Hannan fête ses 22 ans. Ce n’est que cinq semaines plus tard que Ruchela Teitel débarque, seule, à Haïfa, dans le tout jeune État hébreu.
8Il faut du temps pour lire ce livre tant il brasse de connaissances et croise des faits qui apparaissent, dans leurs liens profonds, les uns avec les autres – mais également (surtout ?) parce que ce livre est empreint d’une grande sensibilité et contient des moments de grande émotion parfois éprouvants. Ainsi quand on apprend que la chercheuse porte le prénom féminin du premier Teitel installé à Ostrów (p. 52) et que Mikhal Dekel, se rendant à Ostrów, doit faire le constat d’un « effacement pur et simple, total et incontesté » du passé juif de la ville (p. 60) : la synagogue est un garage, la yeschiva une école maternelle, la brasserie (dynamitée à la fin de la guerre par la gestapo qui l’avait investie) un collège, le cimetière juif un marché au bétail. Le lecteur est également ébranlé quand l’universitaire assiste à une conférence à Boston : « J’étais allée écouter une conférence sur les “témoignages de guerre des enfants” quand une intervenante a fait la lecture du témoignage d’un garçon de quinze ans, du nom de “Chananja Teitel” » (p. 69) – Mikhal Dekel retrouve alors dans un fonds archivistique de la communauté hassidique de Gour à Bnei Brak (p. 70) le témoignage que son père fit en yiddish à Jérusalem en 1943 pour le Centre d’information polonais en Orient (p. 25). On pense également à l’une des lettres que sa petite cousine Emma/Noemi, déportée avec son père dans la « colonie spéciale » Pomminka, reçut de sa maman Sura, elle-même enfermée dans le ghetto de Varsovie, et qui se termine par les mots : « Emma : souviens-toi que ton nom est Noemi. C’est le nom que je t’ai donné » (p. 111) : Mikhal Dekel note que'après le prénom « Noemi », sa retranscription en hébreu semble avoir été barrée.
9Le propos de Mikhal Dekel est également particulièrement intense quand elle évoque la faim qui domine tous les témoignages. Ilana Landau, elle aussi enfant de Téhéran lui confie :
C’est une faim qui n’est pas un souvenir mais un savoir, un savoir corporel qui, une fois qu’il est en vous, ne vous quitte plus jamais. (p. 187)
10Un savoir que Hannan, dans son témoignage en yiddish, évoque également :
On pouvait pleurer toutes les larmes de son corps pour un petit morceau de pain ; cela a été aussi utile que de poser des ventouses sur un cadavre. (p. 187)
11Mikhal Dekel relève d’ailleurs cette expression idiomatique yiddish qui l’avait alors particulièrement touchée lorsqu’elle avait découvert et lu ce texte et qui, pour elle, tranchait avec « l’hébreu laconique et succinct auquel j’associais mon père » (p. 70).
12Un autre moment de grande intensité se trouve dans la stupéfaction de Mikhal Dekel qui, faisant des recherches sur le Joint, constate l’engagement de l’organisation :
Je savais maintenant ce que mon père avait toujours ignoré : que dans des villes et des continents lointains – à New York, Londres, Mexico, Montréal, Buenos Aires, Cape Town et Jérusalem –, quantité de personnes dévouées et qualifiées travaillaient sans relâche pour essayer de le sauver. (p. 215)
13Mais dans un même mouvement, Dekel fait un double constat déroutant : d’une part rien dans ses recherches « ne permettait de dire que l’aide avait réellement changé la vie de réfugiés » (p. 218) ; d’autre part « les discriminations dans l’accès aux fournitures et dans leur distribution » (p. 219) furent immenses. L’ouvrage aborde, en effet, à plusieurs reprises, et notamment dans le chapitre 6, la question de l’organisation des secours et le rôle de l’Armée Anders dans les distinctions qui furent faites entre Polonais chrétiens et Juifs polonais. On connait le peu d’intérêt de l’Armée Anders pour incorporer des soldats polonais juifs dans ses rangs, de jeunes Juifs étaient déclarés inaptes au combat, ou bien leur intégration était conditionnée à leur conversion ; à certains étaient imposées des corvées physiques et également infligées des violences. Interrogeant par mail une historienne allemande de la Shoah, Mikhal Dekel reçoit comme réponse :
L’Armée de l’intérieur a une grande tache à son tableau : elle n’a rien fait pour aider le soulèvement de Varsovie ; elle a exclu les Juifs de ses rangs et n’a guère honoré ceux qui ont combattu pour elle. (p. 230)
14Pourtant, le livre rappelle que c’est l’Armée Anders qui donna finalement son accord afin de sauver, pour raisons humanitaires, un millier d’enfants juifs lorsqu’il fut question de sa propre évacuation vers Téhéran – mais c’est pour relever et documenter que, dans le même temps, les enfants polonais juifs sont traités différemment de leurs camarades chrétiens (voir plus haut). Dès les premiers moments, les Polonais rendent d'ailleurs les Russes responsables de cette différence de traitement : le témoignage du jeune Hannan, recueilli par le Centre d’Information Polonais, fait ainsi partie d’une volonté de documenter les violences russes sur les Polonais au moment du partage de la Pologne entre nazis et soviétiques – il fallait « documenter abondamment les violences commises par les Soviétiques sur les Polonais afin d’empêcher la création d’une Pologne bolchevique après la guerre » (p. 78). La question de savoir qui est responsable du faible nombre de Juifs polonais évacués hors d’Asie centrale reste entière, le constat quant à lui est terrible :
À l’exception des soldats juifs de l’armée Anders, et d’enfants juifs qui, se trouvant dans des orphelinats polonais, furent évacués avec l’armée, presque tous les évacués légaux étaient des Polonais ethniques. (p. 246)
15On lit également avec émotion la description, faite en février 1943 par le lieutenant A. Ben Moshé, de l’arrivée des enfants juifs polonais dans le port d’El Kantara :
Quand le premier bateau approche, un spectacle tragique se révèle à nos yeux : des enfants et des bébés, pieds nus et à moitié dévêtus ; des adolescents sautant sur le rivage avec des sacs déchirés, et qui nous regardent apeurés et suspicieux quand nous nous approchons pour les aider. […] Nous sommes secoués, […] pris de sanglots. Ils sont notre chair et notre sang. (p. 345)
16L’ouvrage de Mikhal Dekel, qui entrelace récits de voyages, témoignages directs, témoignages écrits, sources archivistiques et historiques, est à la fois une recherche scientifique exemplaire et un récit autobiographique à maints égards émouvant – c’est un travail d’ego-histoire remarquable dont le questionnement fondamental pourrait être rendu par ces mots de Gisela Warburg, présidente de la Hadassah, annonçant à Eleanor Roosevelt l’arrivée imminente des « 835 enfants réfugiés juifs polonais » à Haïfa : « [Qu’est-ce qui] restera le plus longtemps dans l’esprit de ces enfants : la haine qui a voulu les détruire ou l’amour qui a voulu les sauver ? » (p. 345).
Notes
1 On pourra, en complément de cette note de lecture, lire l’interview que Mikhal Dekel nous a donnée qui a été publiée le 25 mars 2026 chez nos amis de la revue k. Les Juifs, l’Europe, le XXIe siècle : https://k-larevue.com/itv-mikhal-dekel/.
Haut de pagePour citer cet article
Référence papier
Martine Benoit, « Dekel Mikhal, Les enfants de Téhéran – Comment mon père et 250 000 Juifs polonais ont survécu à la Shoah, traduit de l’anglais (États-Unis) par Christophe Jaquet, Paris, Éditions Philippe Rey, 2025 », Tsafon, 91 | 2026, 185-192.
Référence électronique
Martine Benoit, « Dekel Mikhal, Les enfants de Téhéran – Comment mon père et 250 000 Juifs polonais ont survécu à la Shoah, traduit de l’anglais (États-Unis) par Christophe Jaquet, Paris, Éditions Philippe Rey, 2025 », Tsafon [En ligne], 91 | 2026, mis en ligne le 22 juin 2026, consulté le 16 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/tsafon/20009 ; DOI : https://doi.org/10.4000/16hnv
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