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Hébreu biblique et autres langues bibliques :
Comme chaque année, l’Association des Amis des Sessions d’Hébreu biblique organise des cours de langues bibliques (hébreu et grec) pour différents niveaux : du débutant au spécialiste, afin d’approcher ou d’approfondir la lecture de la Bible en suivant le texte original :
Hébreu biblique
Lille du 11 au 15 février 2013
Locquirec (Bretagne) du 22 au 29 juin 2013
Strasbourg du 6 au 13 juillet 2013
La Crau (Côte d’Azur) 20 au 27 juillet 2013
Rennes du 3 au 10 août 2013
Bruges (Belgique) du 10 au 17 août 2013
Cinq niveaux sont proposés depuis le débutant jusqu’au lecteur confirmé de la Bible en hébreu.
Grec biblique
Paris du 29 avril au 2 mai 2013.
Hébreu biblique et le texte traduit par les Septantes
Paris du 28 au 30 octobre 2013
La même association organise également des cours d’hébreu biblique, un dimanche par mois à Paris (7 niveaux) et à Lille (4 niveaux), durant l’année 2012-2013.
Visiter le site internet pour plus de renseignements.
Renseignements : Association des Amis des Sessions d'Hébreu Biblique
28, rue Molitor 75016 PARIS
Tel : 01 47 43 07 06 - Fax 01 40 71 66 56
site internet : www.hebreu-biblique.com
e-mail : session.hebreu.biblique@wanadoo.fr
Tsafon hors-série n° 5 : Spoliation des Juifs et des Tsiganes
En octobre 2011, se tenait, au Musée de la Résistance à Bondues (banlieue lilloise), un colloque sur : « La spoliation des Juifs et des Tsiganes dans la Zone rattachée et en Belgique pendant la Seconde Guerre mondiale ». Les actes viennent d’être publiés dans le n° 5 hors-série de Tsafon. Cet ouvrage est dédié à l’historien de la Shoah en Belgique : Maxime Steinberg, décédé peu avant le colloque où il devait intervenir.
Après un rapport introductif d’Étienne Dejonghe, des historiens se sont succédés pour présenter les différents aspects de cette spoliation.
Danielle Delmaire rappelle « le sort des Juifs dans la Zone rattachée 1940 – 1944 », tandis que Jean-Baptiste Gardon et Claire Zalc évoquent la spoliation des Juifs dans la Zone rattachée à Bruxelles : le département du Nord (J-B. Gardon) et la ville de Lens (C. Zalc).
Laurence Schram et Jean-Philippe Schreiber en font autant pour la Belgique : le pillage des biens commence à la caserne Dossin de Malines, camp de transit avant Auschwitz (L. Schram) ; le bilan de la spoliation est analysé à travers le rapport de la Commission Buysse (J-P. Schreiber).
Tal Bruttmann envisage l’après spoliation : la réparation, « des restitutions aux indemnisations » récentes.
Monique Hedebaut fournit un travail très complet sur une question mal connue encore : « le pillage et la spoliation des biens tsiganes dans la Zone rattachée ».
Ce dossier est complété par les témoignages de membres de trois familles spoliées : l’entreprise « Aux travailleurs » à Roubaix (famille Hirsch), les établissements Gaston Michel à Flines-lez-Râches (Nord) et à Caussade (Tarn-et-Garonne), le magasin « La Botte Chantilly » à Lille (famille Roos).
Le numéro peut être commandé directement au Musée de la Résistance, chemin St Georges, Bondues (Tél. : 0320288832)
Par voie postale à Tsafon : 62 rue Antoine Lefèvbre, 59 650, Villeneuve d’Ascq
Par voie électronique : contact@tsafon-revue.com
Prix : 18 € (+ frais d’expédition : 3,5 € pour la France, 6,3 € pour l’étranger)
Commémoration : La rafle des juifs du Nord et du Pas-de-Calais, 11 septembre 1942 (par Danielle Delmaire)
Du 9 au 14 septembre plusieurs communes du Nord et du Pas-de-Calais (Loon-Plage, Lens et Lille), et le Mémorial de la Shoah à Paris ont commémoré la grande rafle qui décima les communautés juives de ces deux départements, le 11 septembre 1942.
Le 9 septembre : à Loon-Plage d’abord, le maire accéda à la demande de Rudy Rigaut, professeur d’histoire dans l’enseignement secondaire, pour honorer, ce jour-là, Georgette Franchois et ses parents Marcel et Madeleine qui ont secouru et caché le petit Maurice Baran. Ce dernier, alors âgé de 9 ans, avait été raflé à Lille au petit matin du 11 septembre 1942. L’employée de ses parents, Georgette Franchois, accourut sur le quai de la gare et emmena l’enfant au nez et à la barbe des gardiens prétextant qu’il devait boire. Elle le sortit de la gare et l’amena le jour même chez ses parents, domiciliés à Loon-Plage (près de Dunkerque), où il resta jusqu’à la fin de la guerre. Les parents de Maurice Baran furent déportés, sans retour, à Auschwitz. Son petit frère, âgé de quelques mois, eut aussi la vie sauve grâce à une élève infirmière de la clinique Ambroise Paré de La Madeleine, près de Lille, qui le sortit de la gare caché dans un sac à dos. Il fut élevé par les infirmières Eva Durreleman et Thérèse Matter jusqu’à la fin de la guerre.
- 1 Il est diffusé par Zorn production international, 51 Bd de Belfort à Lille (33 (0)3 20 88 01 02 ; z (...)
Le 10 septembre : à Lens, le consul de Pologne en poste à Lille inaugura une exposition sur mille ans de vie juive en Pologne, à la salle du Millénium de la paroisse catholique polonaise. Suivit au Colisée, la projection du film de Carine Mournaud : Les 991 juifs de Lens. Des entretiens avec des rescapés de la rafle du 11 septembre 1942 et avec des historiens sont présentés en même temps que des documents d’archives. Film très réussi qui attira un grand nombre de spectateurs1.
- 2 La liste peut être lue dans Tsafon, revue d’études juives du Nord, n° 9-10, été-automne 1992, « 194 (...)
- 3 Face à la persécution, 991 juifs dans la guerre, Paris, Odile Jacob, 2010.
Le 11 septembre : à Lille, le matin, un dépôt de gerbe au monument aux morts de la Noble Tour donnait un caractère très solennel à la commémoration. S’ensuivit, dans le hall de la gare Saint-Sauveur, la lecture des noms de chacun des déportés victimes de la rafle2. Ceux-ci restèrent trois jours à la Caserne Dossin avant de former la moitié du millier de juifs du convoi 10 qui partit vers Auschwitz le 15 septembre. Puis une table ronde animée par Yves Le Maner, historien et directeur du musée de La Coupole à Helfaut, rassembla les historiens Olivier Lalieu du Mémorial de la Shoah à Paris, Claire Zalc et Nicolas Mariot auteurs d’un ouvrage sur les juifs de Lens3 et Danielle Delmaire auteure de plusieurs articles sur l’histoire des juifs du Nord et du Pas-de-Calais pendant la guerre.
- 4 Il s’agit des 528 juifs originaires de Lens et déportés mais non pas du nombre des juifs raflés le (...)
Lens prenait le relais de Lille avec, en fin d’après-midi, un dépôt de gerbe, en présence du grand rabbin de France Gilles Bernheim, au monument aux morts où une plaque rappelle la déportation des 528 juifs de Lens4. Dans son discours, le grand rabbin rappela que si la déportation a pu tuer tant de victimes c’est qu’il fallait des hommes et des femmes acceptant d’y travailler : le fonctionnaire qui dresse la liste des déportés, le policier qui arrête les victimes, le cheminot qui prépare le train de déportation etc. Mais parmi eux se trouvèrent aussi quelques hommes et quelques femmes qui ont entravé la déportation : le fonctionnaire qui avertit de la rafle, le policier qui ferme les yeux si un enfant s’échappe pour boire, le cheminot qui aide les fuyards etc. Le soir même, le grand rabbin donnait une conférence à la salle du Millénium, évoquant principalement les dangers actuels qui pèsent sur le peuple juif : en France, avec la tragédie de Toulouse, en Israël, isolé dans un monde arabe hostile et une Europe méfiante. Puis une rescapée de la rafle du Vel d’Hiv, à Paris, raconta son épopée et sa survie pendant la guerre.
Le 12 septembre : à Lens, la salle du Millénium accueillait Ariel Sion, bibliothécaire au Mémorial de la Shoah à Paris et spécialiste de la littérature yiddish, qui évoqua l’œuvre du grand auteur yiddish Shalom Aleichem. En duo avec Marie Brunhes, elle régala son public par la lecture de deux nouvelles traduites en français par elle-même.
Le 13 septembre : à Lens, dans la salle du Millénium, toujours, Cathy Leblanc, enseignante de philosophie à l’Institut catholique de Lille, éveilla les consciences de ses auditeurs sur les droits de l’Homme et le non respect de ceux-ci.
Le 14 septembre : à La Coupole d’Helfaut, eut lieu l’inauguration d’une exposition temporaire sur les juifs des deux départements pendant la guerre. Deux témoins de ces rafles ont pu raconter comment ils échappèrent à la déportation grâce à l’aide des cheminots en gare de Fives.
Ces jours commémoratifs furent jalonnés de temps forts comme les témoignages des victimes : celui de Maurice Baran à Loon-Plage, de Frieda Thau dans le film projeté le 10 septembre, elle fut raflée à Lens et connut l’enfer d’Auschwitz dont elle revint, d’Arlette Testyler échappée de la rafle du Vel d’Hiv, de William Scharfman soustrait du train de la déportation en gare de Fives, à l’âge de six ans. Ou encore comme le dialogue entre Claude Sokolski, présent lors de la lecture des noms et dont la famille fut raflée le 11 septembre, avec les collégiens qui lurent les noms des membres de cette famille : ce fut une grande émotion pour ces collégiens de prendre conscience que les noms qu’ils avaient lus n’étaient pas que des noms mais des enfants dont le frère leur parlait. Ou encore comme l’embrassade du grand rabbin de France avec le prêtre catholique polonais de la paroisse du Millénium, brouillant l’image d’antisémitisme séculaire catholique et polonais.
À retenir : le film sur les 991 juifs de Lens, ne durant que 45 minutes, est un bon outil pédagogique pour animer un cours en collège et en lycée.
Commémoration : Un colloque sur les rafles et les déportations des Juifs de France (par Danielle Delmaire)
Les 15 et 16 novembre 2012, s’est tenu à Montpellier, un colloque sur : « Rafles, déportations, résistance des Juifs en France pendant la Seconde Guerre mondiale », organisé par l’Institut Universitaire Euro-Méditerranéen Maïmonide de Montpellier (Michaël Iancu) et le Centre de Recherches Interdisciplinaires en Sciences Humaines et Sociales de l’université Paul-Valéry Montpellier 3 (Carol Iancu).
En introduction, le professeur Thomas Gergely de l’Université Libre de Bruxelles a posé la question : « Victimes de la Shoah : martyrs ou martyrisés ? » pour rendre bien discutable la notion de sanctification du Nom (qiddoush ha Shem) qui expliquerait l’inexplicable.
Son collègue Gérard Cholvy a présenté les derniers progrès de la recherche sur le thème du sauvetage des Juifs en élaborant une historiographie de ces dernières années.
Puis se sont succédés des chercheurs qui ont presque fait un tour de France de la persécution juive : Danielle Delmaire a souligné la particularité de la Zone rattachée à Bruxelles qui fait que la persécution est plus précoce et plus meurtrière que dans le reste de la France ; Aurore Quiot-Derdeyn a présenté la situation de trois départements de la Zone sud, dite « libre » ; Renée Dray-Bensoussan a rappelé le sort des Juifs de Marseille, tandis que Xavier Rothéa a écrit l’histoire « de la communauté judéo-espagnole de Nîmes pendant la Seconde Guerre mondiale ».
Les cas particuliers de familles ou de personnes qui ont sauvé des Juifs et ont été honorés « Justes parmi les Nations » ont été évoqués par Roland Andréani pour les familles Commeignes-Andréani, par Michaël Iancu qui donna quelques exemples de Justes pour le Midi de la France, par Pierre-Yves Kirschléger qui retraça l’itinéraire du pasteur Roland de Pury depuis son adhésion au maurrassisme de sa jeunesse à l’obtention de sa médaille de « Juste ». Brice Vincent, quant à lui, exposa l’évolution de l’Armée juive qui combattait d’abord pour un enjeu politique avant d’organiser l’alyah des Juifs via l’Espagne.
Deux témoins ont retenu l’attention de l’auditoire : Edith Moskovic, enfant cachée pendant la guerre, seule dans un grenier où elle ne voyait que la personne qui lui apportait sa nourriture comme on le ferait pour un animal, et Armand Wizenberg, enfant juif montpelliérain pendant la guerre se souvenant de la persécution et de la spoliation subie par ses parents commerçants.
Une séance fut judicieusement consacrée à la présentation de « L’année 1942, dans les manuels de l’enseignement secondaire français ». Christian Amalvi et Bertrand Lecureur se sont partagé la tâche : le premier avait étudié les manuels parus entre 1949 et 1980, période de tâtonnement car la recherche historique progressait lentement encore ; le second couvrait par son étude la période 1980-2012 durant laquelle les auteurs de manuels bénéficiaient d’une meilleure connaissance des faits.
Enfin le professeur Carol Iancu apporta la conclusion au colloque en élargissant son propos à la « Shoah en France et en Europe : histoire et mémoire ».
La publication des actes de ce colloque est prévue pour la fin de l’année 2013 ou le début de l’année 2014.
Et d’ailleurs
Information de Suisse
Nous avons appris avec grande tristesse la disparition du professeur Jean Halpérin dont le fondateur de notre revue, Jean-Marie Delmaire, sut gagner la sympathie, et qui fut toujours intéressé par Tsafon.
Jean Halpérin était né en 1921 à Wiesbaden, en Allemagne où ses parents d’origine russe s’étaient installés. Puis la famille s’établit en France où il fit ses études en droit et en sciences humaines. Pendant la guerre, la famille Halpérin parvint à échapper à la déportation en se réfugiant en Suisse. C’est là que Jean Halpérin rédigea sa thèse. Celle-ci lui permit d’obtenir un poste de maître de conférences puis de professeur aux universités de Zurich, de Grenoble et de Fribourg (Suisse).
Mais Jean Halpérin reste surtout dans nos mémoires et dans nos cœurs pour son engagement à l’ONU, où il travailla comme fonctionnaire, ainsi que pour son implication dans l’organisation des colloques des intellectuels juifs de langue française. En étroite collaboration avec Emmanuel Levinas (1906-1995) dont il était un proche ami, il fut membre puis présida le comité préparatoire des colloques jusqu’en 2000.
À sa famille, l’équipe de Tsafon adresse ses sincères condoléances.
Information de Pologne (par Iza Zatorska, d’après l’agence polonaise de Presse)
Le concert des trois cantors a inauguré le festival « Varsovie de Singer », 26 août 2012
Les trois cantors : Jacov Lemmer, Benzion Miller et Alberto Mizrahi accompagnés de la Chorale des Cantors (Shirt Modhin Choir) ont donné un récital dans la synagogue des Nozyk pendant l’inauguration du premier Festival de la Culture juive dans la capitale.
Lee Feinstein, l’ambassadeur des États-Unis, s’est dit sous le choc de l’émotion de voir au festival tant de cultures réunies et dont l’un des objectifs est la recherche de la Varsovie juive. Le grand-père de l’ambassadeur avait émigré aux États-Unis en 1917 d’une petite ville qui se trouvait dans les terres qui avaient alors appartenu à la Pologne et qui sont aujourd’hui en Ukraine.
À son tour, Zvi Rav-Ner, l’ambassadeur d’Israël en Pologne, a exprimé sa joie de pouvoir saluer l’existence du « Varsovie de Singer » qui familiarise la population à la culture juive. Selon lui il n’y a pas de culture polonaise sans la culture juive et il n’y a pas de culture juive sans la culture polonaise.
D’autres intervenants ont également félicité et encouragé les organisateurs, comme Zygmunt Rolat, président du comité nord-américain qui soutient la construction du Musée de l’Histoire des Juifs polonais mettant en valeur l’apport de la culture juive dans la culture polonaise, et comme Golda Tencer, la directrice générale de la Fondation Szalom (Shalom).
Le IXe Festival de la Culture juive « Varsovie de Singer », organisé par la Fondation Szalom avec la coopération du Théâtre Juif s’est déployé autour de la place Grzybowski et de la rue Próżna, dans de petits cafés au bord de la Vistule et dans le quartier de Praga à la rive droite. Outre des concerts de musique et des soirées théâtrales, étaient prévus presque 200 événements culturels – expositions, conférences, ateliers, rencontres littéraires, projections de films etc.
Courrier d’un lecteur
Droit de réponse exercé par Benjamin Lellouch
(maître de conférences d’histoire, université Paris-8)
dans le cadre de l’article 13 de la loi du 29 juillet 1881 modifiée sur la liberté de la presse
Christophe Batsch, membre de la rédaction de Tsafon, a consacré, dans la dernière livraison de la revue, une note de lecture à : Antoine Germa, Benjamin Lellouch, évelyne Patlagean (sous la direction de), Les Juifs dans l’histoire. De la naissance du judaïsme au monde contemporain, Seyssel, Champ Vallon, 2011 (Tsafon 63, printemps-été 2012, pp. 175-180). Cette note de lecture rend compte de manière détaillée et élogieuse du contenu du livre. On ne peut que se réjouir que Christophe Batsch l’ait apprécié et ait fait connaître aux lecteurs de Tsafon le travail mené par ses trois directeurs et ses 26 auteurs. Les rares réserves qui sont formulées sont parfaitement légitimes dans le cadre du débat scientifique.
Mais Christophe Batsch quitte à deux reprises ce débat pour des considérations sur ses collègues. Il laisse entendre clairement que les trois directeurs du livre n’ont pas fourni une contribution du même ordre, et que leurs relations de travail étaient hiérarchiques. En effet, l’entreprise a été conduite selon lui par « Evelyne Patlagean et les deux éditeurs qui l’ont accompagnée dans cette tâche » — deux « éditeurs » dont il souligne le rôle subalterne en en renvoyant les noms en bas de page (p. 176). Dans le dernier paragraphe, Antoine Germa et moi-même devenons des « collaborateurs », au même titre que les 26 auteurs : « Ce rapide survol ne donne qu’un aperçu superficiel de la richesse de cet ouvrage. Evelyne Patlagean, qui nous a quittés au moment où il allait enfin paraître, et l’ensemble de ses collaborateurs illustrent ici ce que la tradition historiographique française a su produire de meilleur en matière d’histoire juive » (p. 180).
La loi ne m’autorise à faire exercice du droit de réponse qu’en mon nom propre, et non en celui d’Antoine Germa. Je me contenterai donc de répondre que j’ai participé de manière régulière à toutes les tâches de direction scientifique, depuis les débuts du projet et jusqu’à sa réalisation finale : définition des objectifs de l’ouvrage ; élaboration du plan ; constitution de l’équipe d’auteurs ; lecture sur le fond et sur la forme de tous les textes remis par les auteurs ; décision de les publier ou non ; rédaction de l’introduction ; élaboration du glossaire, de la chronologie et des index ; relecture finale, etc. Jamais, depuis le premier jour de notre rencontre, ma relation avec Evelyne Patlagean ne fut hiérarchique, et il en alla toujours de même avec Antoine Germa. Les propos de Christophe Batsch sont sans fondement : il n’a évidemment pas assisté à nos réunions de travail, ne sait rien de nos relations personnelles et professionnelles, et aucun élément dans le livre n’invite à le suivre.
Je précise à ce propos que la référence que Christophe Batsch donne du livre est erronée. Le titre de la note de lecture est « Les Juifs dans l’Histoire. De la naissance du judaïsme au monde contemporain, Evelyne Patlagean, Antoine Germa et Benjamin Lellouch (éd.) ». Une note de bas de page indique scrupuleusement le nom de la maison d’édition, le lieu et la date d’édition, le nombre de pages, le prix et l’ISBN du livre. Le lecteur en a sans nul doute déduit que la contribution des trois directeurs n’avait pas été du même ordre. Mais la référence est erronée. Jamais dans sa note de lecture Christophe Batsch ne donne la référence exacte, avec les noms des trois directeurs dans l’ordre alphabétique. En revanche, la référence erronée a été reproduite dans la table des matières de Tsafon 63.
J’ajoute enfin qu’Evelyne Patlagean ne nous a pas quittés à la veille de la parution des Juifs dans l’histoire, mais trois ans plus tôt, en 2008. La date de son décès figure dans l’introduction générale et la bio-bibliographie des auteurs (pp. 21 et 916). Elle aurait dû conduire Christophe Batsch à s’interroger sur les conditions dans lesquelles l’ouvrage fut dirigé à partir de 2008.
J’élève donc la plus vive protestation face à cette série d’informations erronées qui porte atteinte à ma réputation professionnelle.
Tsafon précise qu’aucun courrier d’Antoine Germa ne lui est parvenu.
Notes
1 Il est diffusé par Zorn production international, 51 Bd de Belfort à Lille (33 (0)3 20 88 01 02 ; zorn@zornproduction.com).
2 La liste peut être lue dans Tsafon, revue d’études juives du Nord, n° 9-10, été-automne 1992, « 1942, l’année tragique des juifs du Nord », pp. 45 à 66.
3 Face à la persécution, 991 juifs dans la guerre, Paris, Odile Jacob, 2010.
4 Il s’agit des 528 juifs originaires de Lens et déportés mais non pas du nombre des juifs raflés le 11 septembre 1942.
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